150 ans d'enracinement - Saint-Côme
Saint-Côme, au rythme du plein air!

Historique

Saint-Côme, paroisse civile

Dans les années 1850, des défricheurs s’étaient hasardés dans le nord du canton de Cathcart. Vers les années 1862-1863, quelques familles courageuses laissèrent la paroisse de Saint-Jacques-de-l’Achigan pour aller rejoindre quelques rares devanciers qui avaient déjà pénétré jusque dans les derniers rangs de Township de Carthcart. Ce fut là le commencement de cette nouvelle colonisation qui porta d’abord le nom de Varenne et devient par la suite une partie de la paroisse de Saint-Côme.

Cette colonisation porta le nom de Varenne parce que la vue des belles forêts et de quelques défrichements donnait l’impression d’avoir trouvé, au milieu du bois, le beau et riche sol de Varenne. Les années qui ont suivi ces heureux commencements ont fait voir qu’on s’était trompé grandement et aussi le beau monde de Varenne est tombé dans l’oubli et a été remplacé par celui de Saint-Côme.

Ces familles qui surent fonder la nouvelle colonisation étaient des rejetons d’Acadiens, d’Irlandais et de Canadiens. Ils avaient, ces hommes francs, le courage et l’énergie de leurs ancêtres.

Il fallait des bras vigoureux et des hommes courageux pour aller s’établir à Beloeil de Varenne dans les montagnes et à une grande distance des derniers établissements.Ces premiers colons attirèrent plusieurs familles dans le nouvel établissement. Les premiers défrichements, comme toujours, furent heureux et donnèrent d’abondantes récoltes. On fraya quelques misérables routes à travers les montagnes de la nouvelle colonisation de la rivière l’Assomption qui faisait de grands progrès.

Dans ces années 1850-1860, on retrouve parmi les premiers artisans, des Marion, Gaudet, Payette et Lacasse. Au cours de l’année 1857, M. Ephrem Lacasse, originaire de Saint-Alphonse-Rodriguez où son père possédait un lot qui se terminait au 6e rang Cathcart, traversait ce lot et venait s’établir dans le 6e rang de Cathcart. Il fait de la potasse avec le bois qu’il coupe et la vend à Berthier.

La rivière l’Assomption sert au transport du bois et même des hommes. Le village croît relativement vite avec 696 personnes (130 familles) dès 1877, et 1000 au début du siècle. Les Cômiens sont demeurés beaucoup plus hommes du bois qu’hommes de la terre. Leur réputation entreprenante comme celle de tous les villages des Hauts, se vérifie toujours malgré les nombreux départs des jeunes. 

Saint-Côme, paroisse canonique

Le révérend Messine Provost, alors curé de Saint-Alphonse-Rodriguez, fut chargé par Monseigneur Ignace Bourget en 1863 de fixer une place pour l’église. Le révérend délégué choisit la pointe, c’est-à-dire la pointe qui se trouve sur le lot 8erang Cathcart au sud-ouest de la rivière l’Assomption.

On y construisit une maison qui devait servir de chapelle. Cette dernière n’a jamais servi au culte.

Durant ce temps, les "habitants" devaient se rendre à Saint-Alphonse-Rodriguez pour les baptêmes, mariages et sépultures, mais à l’été 1863, les Clercs de Saint-Viateur avaient acquis un terrain au lac de Bay et ouvraient une chapelle au public de sorte que le révérend Père Jacques desservait une grande partie de la nouvelle paroisse. Cela dura quatre ans.

La place de l’église fixée à la pointe ne répondait plus aux besoins de la population. Il fallait donc choisir un autre site pour les établissements religieux. Aussi, le révérend M. H. Moreau, chanoine et archidiacre, fut envoyé dans ce but à Saint-Côme dans la saison d’été de l’année 1866. Il jugea que les établissements religieux de la nouvelle paroisse de Saint-Côme devait être le plateau situé près de la chute à Bull. Aussi, il désigna la nouvelle place d’église en plantant une croix dans le bois sur le 25e lot du 9e rang Cathcart, place actuelle des établissements religieux de la paroisse de Saint-Côme.

Le 4 octobre 1867 arrivait le premier curé de Saint-Côme; ce fut Jean-Hyacinthe St Jacques. Le 8 décembre 1867, second dimanche de l’Avent, M. le Curé St Jacques disait la première messe dans la chapelle provisoire à la chute à Bull.

Le 15 décembre 1867, on s’organise et l’on procède à l’élection de marguilliers et sont élus:

  • Premier marguillier: Pierre Laurion
  • Deuxième marguillier: Joseph Mireault
  • Troisième marguillier: Philippe Juneau

Le 5 mai 1868, les paroissiens de la mission décident de passer une requête afin que leur mission devienne une paroisse reconnue.

Le 2 août 1868, la mission était érigée en paroisse canonique sous le vocable de Saint-Côme.

Monseigneur Bourget, au cours de sa visite pastorale en octobre 1868, y bénit le cimetière. Comme la chapelle était trop petite, on décidait de bâtir une église. On commençait les travaux le 17 mai 1886 pour les terminer le 11 novembre. Le 19 octobre 1886, le révérend Père C. Beaudry c.s.v. bénissait le nouveau temple. Il fut restauré en 1906 et en 1943; on dut y ajouter un deuxième jubé et agrandir l’ancien.

Pour les passionnés d’histoire et de généalogie, vous pouvez vous procurer le livre Saint-Côme se raconte à l’Hôtel de ville au coût de 50$.

© 2008-2017, Municipalité de Saint-Côme. Tous droits réservés.   |   Plan du site   |   Conception graphique : Kiwigraphik   |   Réalisation : NeXion