Un jour c’était grand’ fête dans l’fort de Carillon
Les Anglais, bannière en tête, le fusil chargé
S’avançaient à l’aveuglette sous notre canon
Refrain :
Maluron, lurette
Maluron, luré /bis
Tout en faisant leur toilette, les vieux Québécois
Se disent après minette, ils avancent bien
Les Hurons offront leurs croquettes au soleil levé
Refrain :
Maluron, lurette
Maluron, luré /bis
Soudain d’une voix discrète, notre général
Nous dit la musique est prête, nous commençons le bal
Que la musique n’arrête qu’au soleil couché
Envoyez-leur de ces noisettes pour les amuser
Ils prendront bien de ces pommettes si ils veulent dîner
Et d’la poudre d’escampette, et d’la poudre d’escampette à leur volonté
On visait les aigrettes et les gros plumets
Aussi les épaulettes sur les gros Bonnets
Et plus d’une margoulette rougira le pré
Oh les Anglais disent en cachette : On s’est fait rosser
Notre déroute est complète, faudrait pas l’oublier
Montcalm n’est pas si bête qu’on l’a désiré
Les Québécois sont pas si bêtes qu’on l’a désiré»
Traditionnel, interprété par Michel Bordeleau
Il a réaménagé une interprétation d’une chanson historique publiée en 1932 dans la revue «L’oiseau bleu». Cette chanson avait déjà parue dans le Bulletin des rencontres historiques de 1923. On y mentionne que la chanson aurait été composée au XIXième siècle dans sa version originale.